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Le féminin dans la musique électronique

C’est un fait, les femmes qui officient dans le milieu des musiques électroniques restent, à ce jour, bien moins nombreuses que les hommes. En 2016, Thump analysait les line-ups de grands festivals de musiques électroniques comme Awakenings, Ultra ou encore Tomorrowland, pour révéler que la gente féminine ne représentaient, en moyenne, que 17% des artistes en tête d’affiche. Si l’on jette un coup d’oeil à l’histoire de la musique électronique, on remarque que ce phénomène va en s’amplifiant. Retour sur l’avancé des femmes dans la sphère électro …

Aux origines du phénomène:

On le sait, la musique électronique été longtemps “un truc de mec”, du moins en ce qui concerne les personnes derrière les platines qui s’occupent de la production et du mix. Si les femmes ont tardés à se faire une place dans ce milieu testostéroné, c’est aussi grâce à des pionnières. Des artistes comme Bebe Barron, Ellen Allien ou Delia Derbyshire ont majoritairement contribué à l’émergence de ce cette prise de pouvoir, mais également la célèbre chanteuse Björk, qui par son côté pop et expérimental a su toucher le monde de l’underground mais aussi celui du mainstream grâce à – entre autres – son premier opus, Debut, sorti en 1993 qui a permis de populariser le trip-hop.

Fruit d’une collaboration avec Nellee Hooper, cet album a, dès sa sortie, été acclamé par la critique et s’est écoulé à près de 5 millions d’exemplaires à ce jour, ce qui n’est pas un petit exploit pour une artiste considérée comme “expérimentale”. Le succès de Debut doit beaucoup au fait que Björk était déjà connue à l’époque comme étant la chanteuse du groupe de rock alternatif The Sugarcubes, mais aussi à son lead single, “Human Behaviour”, ainsi qu’à l’univers visuel de la chanteuse islandaise qui a su capter l’attention.

Björk a ensuite continué d’expérimenter avec la house, le trip-hop et l’electronica sur son second opus Post, considéré comme plus pop avec notamment le tube “It’s Oh So Quiet”, puis avec Homogenic, un disque souvent considéré comme son meilleur. La future muse de Lars Von Trier a pris un peu de recul avec la musique électronique après la sortie de Vespertine en 2001, s’aventurant dans un genre plus pop avant-gardiste sur Medulla et Volta, qui l’a vu travailler avec les producteurs de hip-hop Timbaland et Danja Hills. Björk renouera avec la musique électronique en 2011, avec son septième album Biophilia, notamment en travaillant avec le duo dubstep 16bit.

Le succès de Björk est retentissant : l’artiste islandaise a vendu entre 20 et 40 millions de disques, a placé vingt-deux de ses singles dans le top 40 britannique et a été nommée 14 fois aux Grammy Awards. On considère qu’elle a influencé de nombreuses autres artistes telles que M.I.A. ou Grimes, elles aussi connues pour leurs styles imprégnés de musique électronique.

“Big Time Sensuality”, un extrait de l’album Debut de Björk.

Les freins ont toujours été les mêmes que dans nos sociétés modernes en ce qui concerne les femmes et la musique électronique n’y échappe pas. Une sorte de plafond de verre est installé dans le milieu, empêchant aux femmes d’obtenir les mêmes chances que les hommes. De nombreux stéréotypes persistent encore, comme par exemple de nombreuses accusations de ghost producing (utilisation d’une autre personne afin de produire un son, dont on achète les droits et le silence). Ces accusations frappent encore les artistes féminines aujourd’hui, comme la DJ ukrainienne Miss K8. Spécialiste de la hardcore, on lui reproche d’être produite en secret par Angerfist, le numéro un du genre.

C’est le milieu de la techno, et plus largement des free-party, qui a permi aux femmes de pouvoir pleinement étendre et montrer leur talent, aux platines comme à la production. A la fin des années 2000, Nina Kraviz et Louisahhh ont respectivement pu faire avancer les choses chacunes dans leurs coins, la première de manière plus solitaire, et la seconde avec l’équipe des français de Bromance Record. Le milieu de la musique électronique ne le savait pas encore, mais ces femmes n’étaient que l’antichambre d’un mouvement qui a pris de plus en plus d’ampleur.

Nina Kraviz

 

Une explosion en cours, un phénomène qui se démocratise:

Depuis, les choses ont évolué et les femmes ont su se faire une place au soleil dans le monde de la musique électronique. Le grand public apprend à les connaître, mais c’est majoritairement sur les scènes underground qu’elles sont le mieux reçues. Dans le milieu techno, cette année a été particulièrement féminine. Nous pouvons, par exemple, nous attarder sur l’eclosion de la DJ, productrice et mannequin belge, Amelie Lens.

Son nom a tourné à peu près partout cette année, et de nombreux festivals se l’arrachent déjà pour la saison 2018. Son style montre bien que les femmes peuvent produire des musiques sombres et mécaniques de qualité, quelque chose dont beaucoup de gens doutaient auparavant. L’an passé, dans le même registre, c’était sa compatriote Charlotte De Witte qui avait explosé sur la scène électronique. La demande autour de ces artistes féminines augmente de jours en jours, mais pas seulement dans l’underground. Dans un style plus progressif, nous pensons particulièrement à Rezz. La DJ d’origine ukrainienne est très rapidement devenue la protégée du canadien Deadmau5 grâce à ses productions précises et sombres, qui ne sont  pas sans rappeler un certain Gesaffelstein. Nous vous invitons à aller voir cette liste non-exhaustive, signée par nos confrères de Greenroom, des artistes électro féminines à surveiller d’urgence cette année.

Plus récemment, pour pallier à la sous-représentation des femmes dans le milieu, nous avons pu observer l’émergence des programmations « all-female ». On peut s’interroger pourtant sur la pertinence de cette démarche qui, malgré ses bonnes à intentions, pousse certains promoteurs à vouloir absolument booker des femmes dans des line-ups qui ne leur correspondent pas sur le plan artistique. Il faut donc mettre des limites à  ces bonnes intentions.

On observe aussi un regroupement sur les réseaux sociaux sous le hashtag: #womeninelectronicmusic. C’est donc un mouvement qui se lance derrière ces femmes et pas seulement un effet de mode. La communauté électro en redemande, et pas seulement qu’en Europe. On peut citer l’américaine Alison Wonderland ou encore la brésilienne Anna. Voici, ci-dessous, un de ses morceaux publiés sur le label qui a vu, entre autres, les débuts de Gesaffelstein, Turbo Record.

En ce qui concerne le grand public, il reste encore beaucoup à faire. Un bon indicateur (malheureusement) est le classement du Top 100 DJ mag. En 2017, les soeurs australiennes de Nervo sont les deux plus hautes représentantes des femmes à la 42e place. Puis nous retrouvons Miss k8 à la 58e place et enfin Alison Wonderland à la 89e place. Et c’est tout ! Trois femmes pour quatre-vingt-dix-sept hommes, nous sommes encore loin d’atteindre une réelle parité .

Mais laissons faire le temps… Le mouvement prend de l’ampleur et les femmes de l’électro n’ont plus peur de faire résonner leur productions et leurs set de talent. Si cela vous intéresse, le festival Panorama en Bretagne propose cette année une programmation avec plusieurs femmes de talent.

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