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  2. Chanel Cruise 18/19
  3. Baile Funk
  4. Musée Yves Saint Laurent Paris
  5. Le Clip de la semaine : LSD – Genius
  6. Nowadays Records
  7. Post Malone retourne les charts
  8. La techno dans les lieux insolites
  9. Le retour de Kanye West
  10. Le Clip de la semaine : Roméo Elvis – L’amour avec des crocos
  11. Sneakers et Luxe, j’ai mal à mon podologue
  12. Palace revient en force !
  13. Le Diable ne va plus s’habiller en Prada ?
  14. Merci AVICII
  15. Le clip de la semaine – « ATM » de J. Cole
  16. Ghost is back
  17. 10 openings d’animes japonais emblématiques
  18. Les 4 tendances vestimentaires
  19. Le clip de la semaine : Dj Snake – Magenta Riddim
  20. Oboy, l’homme à suivre
  21. Skepta choisira la nouvelle génération de air max
  22. Pourquoi Murda va-être est le beatmaker star de 2018?
  23. HORS TENDANCES #2
  24. Le clip de la semaine : Asap Rocky – Asap Forever
  25. Un nouvel album pour les Arctic Monkeys
  26. Que peut-on attendre de « Isolation », le premier album de Kali Uchis ?
  27. K?d: L’américain à surveiller
  28. Une paire, une histoire : La Stan Smith
  29. Le clip de la semaine : Lil Skies – Welcome To The Rodeo
  30. Protégez vos oreilles
  31. La résurgence du Gothique
  32. Virgil Abloh se dirige vers Louis Vuitton
  33. Le clip de la semaine : Migos ft Drake – Walk it,Talk it
  34. TOP 5 : PARIS FASHION WEEK
  35. La culture manga dans le rap français
  36. FUKC: une rencontre
  37. Le clip de la semaine : Damso – Mosaïque Solitaire
  38. Du changement du côté de Burberry
  39. Tubes de couples
  40. Gucci Milan FW
  41. Le clip de la semaine : Camila Cabello – Never Be the Same
  42. Les étoiles montantes du R&B anglais
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  47. Drake pourrait quitter Jordan et se tourner vers Adidas
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  51. Jersey Club
  52. Le clip de la semaine : Kendrick Lamar ft. Jay Rock & Future – King’s Dead
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  75. Le clip de la semaine : Krisy – Belle
  76. Les premières écoutes
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  79. Portrait : Rustie
  80. HORS TENDANCES #1
  81. Le clip de la semaine : Kekra – Envoie La Monnaie 3.0
  82. GTA Tracklist: GTA III
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  93. Petra Collins : maîtresse de la couleur
  94. L’artiste : tributaire face au temps
  95. Confession : La house dans tous ses états
  96. Sam Gellaitry : le jeune prodige

Merci Avicii  

Avant de débuter cet hommage, je précise que cet article est écrit avec une totale subjectivité.

Aujourd’hui, je laisse place au coeur avant la raison et l’objectivité éditoriale, pour célébrer une dernière fois un artiste qui a sans aucun doute influencé ma vie, comme la vie de beaucoup d’autres. Que ce soit par sa musique, son influence ou encore l’espoir qu’il a donné à des centaines de producteurs, en étant un des premiers à devenir une superstar en diffusant sa musique sur internet. Avicii a su donner de l’air à un style de musique qui en avait besoin.

Vendredi 20 avril dernier restera un triste jour dans l’histoire de la musique électronique. Tim Bergling, plus connu sous le nom d’Avicii, nous quittait à seulement 28 ans. Qu’on aime sa musique ou non, il est quasiment impossible de ne pas avoir déjà dansé sur une de ses productions. Auteur de nombreux tubes planétaires lors d’une carrière fulgurante, le prodige suédois des années 2010 était dans une retraite prématurée depuis 2014. De nombreuses rumeurs sur son état de santé circulaient depuis déjà quelques temps suite à de nombreuses hospitalisations. Mais son décès a été un choc pour le monde entier, tant la nouvelle fut brutale et inattendue.

Avicii et Otto Knows, l’auteur du tube Million Voices, étaient déjà à l’école primaire ensemble avant de devenir producteur

En hommage à son talent et à l’héritage qu’il laisse derrière lui, il était nécessaire pour moi de faire un article en son honneur. De mon enfance à mon adolescence et maintenant dans ma vie d’adulte, Avicii a toujours été présent dans mon environnement musical. Mais il l’était aussi à travers le monde depuis plus de 10 ans. Il est donc temps d’évoquer les passages importants, plus où moins connus de sa carrière, afin de donner un ultime adieu à un artiste dont l’influence est encore incalculable.

Né sous le nom de Tim Bergling en Suède, c’est sous ce pseudonyme qu’il va débuter sa carrière. Rapidement bercé dans la musique grâce à sa famille, il évoquera plusieurs fois l’influence majeure de ses frères et soeurs sur son style. Ces derniers écoutaient en effet des styles divers et variés, qui se ressentiront dans les différents styles de sa musique au cours de sa carrière.

Avant de découvrir FL Studio, le logiciel de production de musique sur lequel il composera ses plus gros tubes, c’est bien sur un des ancêtres de l’ordinateur moderne qu’il crée ses premiers sons : le Commodore 64. Ces premières expérimentations laissaient déjà présager une détermination rare. Composer de la musique sur une console de jeux vidéos n’est pas une idée qui viendrait à l’esprit du commun des mortels. L’un de ses premiers morceaux sera donc un remix d’une musique du jeu Lazy Jones.

Il fit rapidement écouter ses premières ébauches à son entourage. Puis, avec de l’acharnement, il continue d’améliorer sans cesse son style, en débutant aussi l’apprentissage d’un instrument qui lui sera plus qu’utile : le piano. Ses amis voyant la qualité de ses productions augmenter, il lui conseille de poster ses musiques en ligne, sur des blogs ainsi que sur son MySpace.

Nous sommes à la fin des années 2000, et rares sont les artistes qui ont explosé via internet. Ils sont même quasi inexistants. C’est là qu’il décide de changer de nom sur les conseils d’un ami, et choisit celui d’Avicii. Ce nom trouve son origine dans le mot Avicii, premier niveau de l’enfer bouddhiste.

En terme d’influence à l’époque, c’est bien les membres de la Swedish House Mafia (Steve Angello, Sebastian Ingrosso et Axwell) ainsi qu’ Eric Prydz qui l’inspire et le pousse à se lancer dans la production de house music. C’est là qu’Avicii va réellement se trouver. Il signe un premier morceau Manman, sur le label de la légende de la BBC : Pete Tong. D’abord proposé en morceau gratuit lors d’un concours de talent organisé par la radio, il est sollicité par 70% des votes. À partir de ce moment, les labels commencent à se l’arracher, et flaire ce talent venu du nord. C’est le cas notamment de Ministry of Sound, le célèbre label Londonien. Son nom commence à tourner dans le milieu de la house. Mais c’est en 2010 qu’Avicii va exploser au yeux du grand public. Sous son ancien nom de Tim Berg, il sort un track nommé Bromance. Le succès est tel qu’il enregistre une version avec des vocales, ce qui va devenir son premier vrai tube mondial :  Seek Bromance.

On est en 2010. Et à l’époque le patron de la musique électronique, c’est David Guetta. Premier à croiser des stars de la pop avec de l’électro, il cartonne à l’époque et est même classé numéro 1 au top 100 DJ Mag en 2011. Si je parle de Guetta, c’est que son rôle est central dans la carrière du suédois. Rapidement couvé par notre français, il est présent sur le morceau Sunshine de la version électro de son album Nothing But The Beat, pour lequel ils seront nommés aux Grammys. Puis en 2011, c’est la claque. Il sort Levels, classique indémodable qui va le faire passer au rang de superstar. Basé sur un sample de « Something’s Got a Hold on Me » d’Etta James, cette musique est à jamais gravée dans l’histoire de la musique électronique. Entre 2011 et 2013 il enchaîne les tubes dans la même veine, avec des morceaux notables comme Silhouettes, I Could Be The One avec Nicky Romero ou encore Superlove avec Lenny Kravitz. Il est alors au sommet de sa carrière pour les fans de la première heure, numéro 3 du top 100  DJ Mag en 2012, il réalisera un set légendaire lors du Tomorrowland de la même année. Mais malgré le succès mondial de Levels, il pense pouvoir faire encore plus fort, et personne ne s’y attend.

Mais c’est bien en 2013 qu’Avicii va marquer les esprits du monde de la musique pour l’éternité. En effet, après 2 ans d’une ascension qu’on pensait instoppable, il est attendu de pied ferme lors de l’édition de de l’Ultra Music Festival 2013 à Miami. Cet évenement lance le départ de la saison des festivals tous les ans, c’est un rendez-vous à ne rater sous aucun prétexte pour un DJ professionnel. Ayant annoncé quelques temps avant le show la sortie de son premier album, l’enjeu est double. Tout le monde s’attend à des nouveaux morceaux dans le style progressive house dont lui seul à le secret. Sauf que Tim Berg va proposer à la surprise générale un set composé d’un style encore inconnu à l’époque: un hybride entre de la musique country et de la musique électronique

La suite fait partie de l’histoire de l’EDM. Les critiques vont littéralement plomber la qualité de son DJ set, les fans seront très partagés.

Et pourtant, 4 mois plus tard sort son album, et c’est un succès mondial. Il fait taire toute les critiques. Avicii est le deuxième artiste le plus streamé du moment après la sortie de son album True. C’est un succès global, il devient rapidement disque de platine dans plus de 8 pays différents, dont les USA. Wake me up, Hey Brother, You Make Me.. Cet album, en dehors d’être un succès personnel, a ouvert beaucoup de portes, et a permis à la musique électronique de passer un nouveau cap, comme l’avait fait David Guetta en son temps avec son album One Love.

La suite est un peu plus connue car elle était plus médiatisée. Avicii a depuis sorti un autre album, Stories. Ce dernier a aussi connu un succès important, et faisait cette fois ci la part belle à un style plus disco. Le tube Waiting For Love va notamment tourner sur les ondes pendant un bon moment. Les morceaux Talk To Myself et For A Better Day valent aussi le détour si vous voulez en entendre plus. On peut aussi citer son Ep The Days / The Night ou Robbie Williams fait une apparition, et dont les paroles sont souvent reprises en hommage depuis sa disparition : “One day you’ll leave this world behind, So live a life you will remember”. Pendant ce temps là, Avicii tourne dans le monde entier à un rythme effréné. C’est une des raisons qui le poussera à prendre une retraite prématurée à l’âge de 27 ans.

Dans un message Facebook adressé à ses fans, il explique à l’époque qu’il a besoin de repos, laissant entrevoir un état de santé très affaibli. En effet, depuis un moment, il avait annulé de nombreux show pour “soucis de santé”, dont un set à l’Ultra Miami 2015 où il fut remplacé à la dernière minute par Deadmau5. De nombreuses rumeurs évoquent des problèmes liés à l’alcool et autres substances, ce qui rappelons le, est une des plaies du milieux de la musique électronique encore à l’heure actuelle. De nombreux DJ dénoncent ce style de vie néfaste et se regroupent pour former des groupes “sobres”. On peut citer dans cet exemple Moby, mais aussi Stefan du duo Dada Life, ou encore Idir du duo Blasterjaxx. Dans le cas d’Avicii, de nombreux proches de l’artiste évoque une consommation importante d’alcool pendant son début de carrière, qui peut-être expliqué par la personnalité même de l’artiste. Connu pour être très introverti, les pressions des managers et des maisons de disques l’ont poussé à changer sa personnalité, en consommant plus que de raison. 

Avicii à la légendaire édition de Tomorrowland 2012

Mais en Août 2017, Avicii renaît de ses cendres avec un EP de six tracks nommé Avici (01). Le succès est plutôt timide au premier abord, mais la qualité est là. Il reprend son style du début des années 2010 sur certains refrains, comme sur le single de l’EP Without You. Sur ce morceau, il mélange clairement ses sources d’inspirations country, avec son style progressif. De nombreux invités sont aussi présent comme l’anglaise Rita Ora.

En plus de ça, il sortait en même temps un documentaire nommé True Stories, qui pendant 2h20, revient sur sa vie de DJ producteur à travers le globe. Avec des interviews de nombreux collaborateurs, de belles images de tournée, ce film sorti en salle a bien été reçu par la critique, comme par les fans. On vous invite vraiment à aller y jeter un coup d’oeil. Il vous permettra sans doute de mieux comprendre le parcours de ce talent brut.

Au cours de sa carrière, Tim Berg s’est démarqué par une productivité importante en studio, et des dizaines de morceaux jamais sortis ont été joués et testés en concert. Même s’il ne les a jamais sortis de son vivant, le fan que je suis espère les voir sortir un jour à titre posthume, tant la qualité de ceux-ci étaient folle.

Masterclass d’Avicii pour le morceau Dancing In My Head

En début d’année, des rumeurs circulaient sur une présence de ce dernier lors des 20 ans de l’Ultra Music Festival à Miami. Fausse alerte malheureusement, c’est ni plus ni moins que ses inspirateurs de la Swedish House Mafia qui se reforment ce soir là. Peu de nouvelles circulaient à son propos, en dehors du fait qu’il prenait des vacances pour se ressourcer et sans doute se soigner.

Mais vendredi dernier, le destin a choisi un autre chemin pour le prince de la house suédoise. Le choc est mondial, et les producteurs et DJ laissent pleuvoir des messages et des photos en son hommage.

Ce qui est frappant dans tous ces messages de superstars ou de simples artistes montants, c’est que tous évoquent un artiste simple et discret, qui a influencé leurs musiques quels que soient leurs styles. En étant le premier à exploser via internet, et en proposant une house pouvant plaire à n’importe quel non initié du style, Avicii a influencé une génération entière de producteur.

Tim Bergling nous quittait donc des suites de complications liés à sa pancréatite. Sans doute lié à une consommation importante d’alcool mélangée aux boissons énergisantes lors des nombreuses soirées de sa carrière hors du commun. Les complications de sa maladie n’ont pas laissé de chance à ce petit génie que personne n’oubliera tant il a marqué son temps. Il ne rejoindra pas le tristement célèbre club des 27, mais une chose est sûre, il aura laissé une trace dans la musique aussi importante que la plupart de ses membres. Chapeau l’artiste !

 © NO IDENTITY NO NAME

2 Comments

David avril 23, 2018 at 7:27

Super écrit, je vous contact sur instagram pour faire un critique argumentée ☺

    NO IDENTITY avril 24, 2018 at 8:04

    Merci à toi ! On attend ça avec impatience 😉

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